Initiation au randori

Un cours un peu particulier hier soir sur le thème de la “préparation au randori”.

Il n’est jamais trop tôt pour se préparer au randori.

Même les débutants.

Le “randori” ou défense libre sur attaque libre requiert normalement un certain savoir-faire et un certain bagage technique.

Ma vision est quelque peu différente. Le travail du randori est pour moi une expérience de la fluidité, d’un accueil de l’attaque, du déplacement qui l’accompagne et fera “émerger” la technique.

En mettant la technique au second plan, le pratiquant peut lâcher son besoin de “performance”, son désir de “montrer”, sa capacité de “contrôle” (entendez, de contrôler l’autre).

Le travail de préparation “randori” du cours d’hier soir a d’abord parcouru les principales formes d’attaque. Ce fut l’occasion de se rappeler (ou de découvrir) quel déplacement est approprié pour sortir de la ligne de danger et ne pas “encaisser le coup”.

Les pratiquants ont ensuite été invités à pratiquer en écoutant le nom de l’attaque que je demandais à l’uke (celui qui attaque) d’exécuter et d’y répondre par le déplacement adéquat. L’accent était mis sur l’indispensable détente, la fusion (blending) avec l’énergie de l’attaque qui transforme la mécanique “action-réaction” en “agir avec”.

Et le fait qu’il n’y ait pas de technique à exécuter visait à détendre la pratique, à travailler dans la présence du moment, sans devoir chercher une technique, sans chercher à la placer, sans objectif donc. Juste être là, recevoir l’attaque, la gérer sans tension.

C’est toujours en me questionnant si la “sauce va prendre” que je me lance dans de telles expérimentations

Et ce fut un superbe moment, de voir les débutants comme les anciens agir dans le mouvement, d’explorer ce moment critique qu’est la rencontre de l’attaque de manière Aïki.

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