Genèse du Kimochi Aikido Dojo

Notre dojo se situe à Jambes dans la ville de Namur, capitale de la Wallonie.

Ce dojo, né en 1997, est le fruit d’une longue maturation.

J’ai commencé l’aïkido en 1972, soit il y a plus de 30 ans. Mon adolescence s’est véritablement construite autour de l’aikido. C’est dire si les principes de cet art martial ont contribué au développement de ma personnalité. Mon père m’a entrainé dans son sillage dès mes 12 ans. D’abord dans le dojo de son beau-père Auguste Legrève à Wezembeek puis à Braine l’alleud.

J’ai obtenu mon shodan à 20 ans.

Suite à une obligation professionnelle, j’ai vécu quelques années en Allemagne où j’ai créé un dojo qui déjà portait le nom de KIMOCHI.

A mon retour en Belgique, une double tendinite m’a forcé d’interrompre toute activité sportive.
Entre-temps j’ai entrepris de me spécialiser dans les techniques de communications et principalement la programmation neurolinguistique (PNL).
Etrangement, je n’ai cessé, dans ces formations de rencontrer des références à l’aikido. Et l’évolution de la PNL vers des aspects plus corporels ne fait que confirmer cette similitude de vue.

Ainsi, deux apprentissages apparemment sans rapport entre eux étaient liés. Mon cursus n’était donc pas un processus en zig-zag, il continuait sa progression. Cette prise de conscience fut à l’origine de la renaissance du Kimochi aikido dojo.

Mais pas une renaissance à n’importe quel prix. Une renaissance animée par une vision: celle de faire découvrir aux pratiquants la richesse qui se cache derrière la gestique de l’aikido.

Bien sur, tout le monde l’a déjà lu ou entendu: l’aikido est la voie de l’harmonie universelle, de la victoire par la paix,..

Et poutant !

Avez-vous déjà visité certains dojos d’aikido ?  Etes-vous déjà monté sur un tapis lors d’un stage ? Avez-vous vu l’expression de l’harmonie corps et esprit ? Combien de pratiquants ne pratiquent-ils pas l’aikido comme ils jouent au tennis: pour se détendre et avoir une activité physique ? (ceci dit je n’ai pas d’a priori contre le tennis)

S’il est vrai que l’aikido est une activité physique complète, il ne se limite pas à cela. Un pas supplémentaire doit être franchi: celui de la recherche de cette harmonie justement.

Cette question de l’harmonie (avec soi, avec l’autre) pose la question du style de pratique: Aiki-doux ou Aiki-jutsu ?

Travail en rondeur ou en efficacité ? Comme si les deux étaient incompatibles !

Ma vision de la progression de l’aikido est qu’un apprentissage doit évoluer à partir d’une pratique souple pour atteindre progressivement l’efficacité qui devient ainsi l’effet, la conséquence de la pratique, sa cause étant la pratique harmonieuse des techniques mises au point par maître Ueshiba. Et non le contraire.

On peut ainsi prétendre à une pratique sur le long terme, alors que le travail en ”efficacité” amène tôt ou tard de la casse: un genou, un poignet, un dos. Et l’on voit ainsi s’arrêter parfois brutalement et souvent inéluctablement un pratiquant à la veille de découvir ce que l’aikido a de meilleur.

Il est insensé d’investir plusieurs heures par semaine pendant des années à pratiquer l’aikido dans l’idée d’un hypothétique combat réel. Il est possible à tout pratiquant de répercuter les bienfaits d’une pratique saine de l’aikido sur sa vie au quotidien. Il faut pour cela qu’on l’emmène à la découverte de ces bienfaits.
Les techniques sont des métaphores de nos relations avec l’autre et avec soi. Les apprendre c’est in-corporer (mettre dans son corps, assimiler) une connaissance, une sagesse, une philosophie qui peut nous changer la vie. Cette connaissance s’inscrit profondément en nous mieux et plus fort que n’importe quel séminaire sur la communication où notre cerveau se taille la part du lion.

Notre corps a une mémoire, notre corps peut apprendre, notre corps influence considérablement notre fonctionnement cérébral, nos pensées. Il n’est pas juste bon à gesticuler sur un tapis et à s’entendre parler d’harmonie en dehors. Il mérite d’intégrer philosophie et pratique à travers les mouvements de ce fabuleux art martial.

Et tant mieux si en plus on est efficace !!!

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