Aller à la rencontre de soi par la pratique avec l’autre

défiGrande satisfaction pour les examens de Bryan et Quentin, hier.

Chacun a affronté son défi personnel et en est sorti grandi.
Ces examens (en tout cas jusqu’au 4è voire 3è kyu en fonction des cas) n’ont pas pour but de démontrer une technicité froide, rigoureuse mais de vous rencontrer à travers la pratique. Ce fut particulièrement le cas hier et ça donne le ton sur le travail qui reste à faire.

Avant eux, il y a eu Jeanne, Eric, Mathieu, Magali. Certains ou certaines avec plus d’aisance technique mais là n’est pas le but véritable. Je crois ne pas exagérer si je dis que je le répète encore et encore.

L’adversaire sur le tatami – pour autant qu’il y en ait un, il est en vous, il est en nous, il est en moi. Il nous impose ses exigences, il critique nos défauts, nous pousse à l’impatience voire à l’exaspération.

Alors parfois on décroche. On se demande ce qui a bien pu nous amener à monter sur le tatami, et en plus au Kimochi. On se dit qu’on a perdu la flamme, on a perdu le sens.

Toute expérience humaine est initiatique en un certain sens et le cheminement aiki n’est pas épargné, que du contraire. C’est terriblement engageant d’aller à la rencontre de soi par la pratique avec l’autre. Mille obstacles viennent s’interposer: limites physiques, limites mentales ou combinaison des deux. C’est là que la notion de guerrier bienveillant prend tout son sens, dans le choix qui s’offre à nous de mobiliser nos énergies et de faire face aux défis de la vie.

 

1 réflexion sur “Aller à la rencontre de soi par la pratique avec l’autre”

  1. j’adore “La vie n’est pas le uke parfait”, et je dirais même souvent un superbe saboteur qui résiste.
    C’est alors qu’on a envie de changer de uke
    (je n’ai pas lu d’amertume JP et en plus l’amertume n’est-elle pas ce qui donne toute la saveur de nos bières belges? 😉 )

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